Participer à ALT-Sessions

Proposer un moment

Participer, ce n’est pas “postuler”. C’est prendre le temps d’imaginer ensemble une forme d’écoute : proche, sobre, à volume maîtrisé, où la musique se laisse entendre autrement — sans se travestir.

Participer à une ALT-Session,
ce n’est pas répondre à un appel,
ni entrer dans un cadre pré-défini.

C’est accepter de s’approcher.
De laisser tomber, un instant,
ce qui fait tenir un concert debout.

C’est se demander :
Que reste-t-il d’un morceau quand on enlève le volume,
quand on réduit l’espace,
quand on joue presque à portée de souffle ?

Les sessions commencent rarement par une idée claire.
Elles commencent par une envie, une curiosité, une discussion.

Si cette manière d’aborder la musique vous parle, alors le reste peut s’inventer ensemble.

Point de départ

Un point de départ simple

Les sessions sont ouvertes aux artistes et formations qui souhaitent explorer une autre manière de jouer, d’écouter et de partager la musique.

Il ne s’agit ni d’un appel à candidatures formel, ni d’un format standardisé. Le point de départ est toujours le même : un échange, quelques morceaux, et une intention partagée.

À qui cela s’adresse

À qui cela s’adresse

Une session peut convenir si vous :

  • avez envie de repenser un morceau (ou quelques-uns) dans un format plus intime ;
  • acceptez de jouer à volume maîtrisé, avec un public proche ;
  • êtes curieux·se d’un dispositif sobre (acoustique, quasi acoustique, ou hybride léger) ;
  • souhaitez une captation fidèle, pensée comme une trace, pas comme un clip.

Un groupe complet n’est pas nécessaire. Deux ou trois musicien·nes suffisent souvent à inventer une forme cohérente. Tous les styles peuvent trouver leur place, dès lors qu’ils acceptent ce changement d’échelle.

Imaginer une session

Imaginer une session

Une ALT-Session n’est pas un “concert raccourci”. C’est un moment musical réinventé, adapté à l’espace, au public et à l’écoute.

  • arrangements pensés pour une petite pièce ;
  • formation parfois réduite, ou reconfigurée ;
  • instruments transformés ou remplacés ;
  • équilibres repensés (dans la pièce — pas “comme en studio”).

Un morceau dense peut être épuré pour laisser apparaître le détail. Une rythmique peut devenir plus percussive et manuelle. Même un instrument “fort” peut être repensé (sourdines, jeu, placement, alternatives) sans être interdit. L’idée n’est pas d’uniformiser : c’est de rendre le geste audible.

L’idée n’est pas de rendre la musique “petite”. L’idée est de la rendre audible, autrement — et de le faire proprement, pour tout le monde.

Écoute et captation

Une écoute pensée depuis l’intérieur

Sur une ALT-Session, le public n’est pas “en face” : il est proche, parfois autour. Cela change la manière de jouer — et la manière d’entendre.

La captation cherche à respecter ce qui se passe dans la pièce : les équilibres, les distances, la dynamique. Le traitement reste léger : juste ce qu’il faut pour conserver les nuances, sans lisser le vivant.

Les lieux

Les lieux

ALT-Sessions n’est pas attaché à un lieu unique. Le projet est pensé pour être mobile, afin de s’inscrire dans des espaces variés où l’on peut écouter vraiment, avec un volume maîtrisé.

Le lieu fait partie de la musique : sa résonance, sa lumière, sa proximité. Des propositions peuvent être discutées, mais la décision finale revient à l’équipe pour préserver la cohérence des sessions.

Instruments et backline

Instruments et backline

Pour ouvrir des pistes d’arrangement (sans rien imposer), l’association peut mettre à disposition un petit backline, léger et modulable :

  • guitare acoustique, basse acoustique, banjo, ukulélé ;
  • glockenspiel et éléments mélodiques ponctuels ;
  • cajón, tambourins, shakers, petites percussions, objets sonores.

Cette liste est indicative et évolutive. Le matériel est un outil d’exploration, pas un cadre de normalisation.

Déroulement

Déroulement

  • durée totale souvent entre 20 et 30 minutes ;
  • morceaux joués dans une continuité (proche du live) ;
  • public restreint, généralement en demi-cercle ;
  • image sobre et son pensé pour la proximité.

Chaque morceau est joué en une prise, dans l’esprit du direct. En cas de problème majeur, une reprise est possible. La limite assumée : nous ne cherchons pas à fabriquer une perfection artificielle.

Cadre et documents

Un cadre clair

Pour éviter les malentendus, chaque session s’appuie sur quelques documents simples : convention de participation, charte éthique et artistique, attestation de participation.

  • Vos droits restent les vôtres : œuvres, nom, image, interprétation.
  • La session est captée (audio & vidéo) et diffusée dans un cadre culturel et non lucratif, selon une autorisation gratuite et non exclusive définie ensemble.
  • Si vous jouez des reprises / œuvres protégées, on le clarifie en amont afin de gérer correctement les aspects de droits (SUISA, ayants droit, etc.).
  • Vous pouvez réutiliser des extraits pour votre communication, avec la mention du projet.

Le but n’est pas de “verrouiller” : c’est de protéger les personnes, clarifier la diffusion, et rester transparents.

Le cadre associatif (statuts, gouvernance, transparence) est présenté ici : L’association

Concrètement

OK, concrètement : qu’est-ce qu’on fait ensemble ?

On part de vos morceaux — ceux que vous jouez déjà — et on les déplace. On les repense pour un autre cadre : une petite pièce, une écoute proche, une dynamique différente.

  1. On échange (intentions, morceaux, contraintes, références).
  2. On construit une forme (effectif, arrangements, placement, équilibre, durée).
  3. On joue : un moment de 20–30 minutes, dans une continuité “live”.
  4. On en garde une trace (son + image) fidèle à ce qui s’est passé dans la pièce.

Ce n’est ni un concert “raccourci”, ni un tournage “clip”, ni une session studio. C’est un moment de musique réinventé, pensé pour être écouté — et transmis.

Diffusion

Diffusion : un cadre assumé, discuté en amont

La diffusion fait partie intégrante du projet : elle est pensée dès le départ, clarifiée et acceptée comme telle avant la session.

  • on se met d’accord avant sur les conditions (plateformes, crédits, extraits, calendrier) ;
  • on garde une logique culturelle et non “marketing” : pas de mise en scène forcée.

L’objectif : un cadre simple, lisible, sans zone grise — pour que tout le monde sache où il met les pieds.

Nous contacter

Nous contacter

Il n’y a pas de formulaire automatique. Le premier contact se fait simplement par email : contact@altsessions.ch.

En pratique, ça se passe en trois étapes :

  1. Vous nous envoyez quelques liens (live, démo, vidéo) + un mot sur votre intention.
  2. On échange et on définit ensemble le format (morceaux, effectif, lieu, conditions, date).
  3. Session + captation, puis un dernier check avant publication (titre, crédits, extraits, etc.).

Rester informé des prochaines sessions

Les annonces des prochaines sessions, les ouvertures de la billetterie et les nouvelles vidéos sont partagées sur Instagram.